Mots-Clés

A comme...

Accompagnement : pour moi, le travail d’accompagnement d’équipe consiste à aider le dirigeant à faire autrement avec son équipe et à le sécuriser pour expérimenter, tout en le confortant dans sa place et dans son rôle. Je suis là comme garant du cadre ; en aucun cas, je ne me substitue à lui en tant que leader.

 

C comme...

Changement : le changement est nécessaire quelque chose qui nous fait peur en tant qu’être humain, que ce soit à titre individuel ou à titre collectif. Des changements, nous en vivons en permanence, mais nous les acceptons plus ou moins facilement. Dans mon travail d’accompagnement, il est important de distinguer ce qui va bien (et donc ce qui est à consolider ou à amplifier) des changements souhaités.

A partir des objectifs clarifiés, le travail consiste à co-construire les petits changements que la personne est prête à engager.

Mon intervention est donc centrée sur le « tout petit pas », c’est-à-dire le truc qui demande le moins d’énergie à investir, mais qui va déclencher ce qu’on appelle l’effet dominos ou l’effet avalanche.

Confrontation : Elle est une clause obligatoire du contrat construit avec le dirigeant et/ou avec l’équipe, un élément clé du contrat d’accompagnement. Elle est toujours bienveillante car elle s’inscrit dans une logique de progrès : comment faire avec ce qu’apporte mon client pour l’aider à avancer au regard de ses objectifs ?
 

F comme...

Fragilité : elle est indissociable de la puissance. Si je ne permets pas à mon client de saisir là où il est fragile, cela risque de l’amener vers l’une ou l’autre de ces deux voies qui sont sans issue : l’impuissance ou la toute-puissance.
 

H comme...

Humour : comme disait Francis Blanche, « Face au monde qui change, mieux vaut penser le changement que changer le pansement » !
 

L comme...

Limites : tout travail d’accompagnement, qu’il soit individuel ou collectif, vise à aider l’individu ou l’équipe à être lucide sur ses limites et à être conscient de ses zones de force.
 

M comme...

Maïeutique : cette démarche platonicienne suppose être en accord avec le fait d’être en position de « non sachant » ; par le questionnement, j’amène mon client et moi-même dans une impasse cognitive, une aporie, et c'est précisément l’acceptation de cet état qui permet d’aller vers l’intelligence partagée.
 

P comme...

Processus : le cœur de mon métier, ce n’est pas d’être concentré sur « ce que fait mon client » - que ce soit un individu ou une équipe -, mais sur « comment il le fait » et comment il s’y prend dans la relation. C’est d’être centré sur ce qui se passe dans le réel du moment.

Puissance : mon travail vise à aider mes clients à trouver leur juste puissance dans leur sphère professionnelle et avec leurs équipes. Le risque permanent dans un métier comme le mien, c’est de basculer dans la toute-puissance et dans l’impuissance. C’est pourquoi je suis toujours en supervision et en travail thérapeutique, pour travailler sur ces dimensions. Pour moi, la juste puissance est dans l’être, la qualité de présence ; c’est poser les justes mots, la juste action au bon moment et faire que les choses se fassent.
 

Q comme...

Questionnement : pour un dirigeant, le questionnement vise à développer sa conscience ; il est de son ressort de se questionner sur ce qu’il met en place car ses décisions ont un impact sur un grand nombre d’acteurs. D’un point de vue technique, il faut que ce questionnement ne soit pas « orienté passé » - comme cela pourrait être le cas dans le cadre d’un travail thérapeutique ou historique (recherches des causes d’un dysfonctionnement, justification de la situation, etc…) – mais axé sur le futur, sur la capacité d’agir du dirigeant et de ses équipes ; c’est un questionnement orienté solutions.
 

S comme...

Supervision : mon rôle de coach consiste souvent à voir ce que mon client ne voit pas, ce qu’il méconnaît ; sur le plan technique, la supervision est ce qui me permet de découvrir ce que moi, je ne vois pas, mon « angle mort » en quelque sorte. Sur le plan psychologique, c’est l’exploration de l’espace de mes zones de fragilité, c’est-à-dire voir en quoi le client me confronte à mes propres limites et m’amène à progresser. C’est donc un processus indispensable et obligatoire pour rester toujours à ma juste place et dans ma juste puissance.